Entre 1922 et 1930, Marina Tsvetaieva exilée, et Boris Pasternak resté en Russie, se découvrent mutuellement comme poètes à égalité de création. Leur correspondance invente une relation singulière : l’amour transfiguré par les mots. Ils ne parviendront à se voir qu’en 1935, à Paris. Mais cette rencontre se révélera comme « une non-rencontre » : la fusion dans le réel, rêvée par Marina Tsvetaieva ne fut pas au rendez-vous. Restent ces lettres entre deux poètes d’exception, beaucoup ont été perdues, d’autres retrouvées dans les cahiers de Marina : Ariadna Efron, sa fille écrira plus tard, dans ses « souvenirs », que « placés à une insurmontable distance l’un de l’autre, Marina et Boris s’étaient retrouvés grâce à leurs lettres, leurs poèmes, dans la plus sûre des étreintes terrestres ».
Écoutez ces extraits de la correspondance parue aux éditions des Syrtes, traduite par Eveline Amoursky et Luba Jurgenson, et des lettres à Pasternak de Marina Tsvetaieva parues aux éditions Clémence Hiver, traduites par Nadine Dubourvieux.
version électronique disponible
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