Ce qu'en dit l'éditeur
Nous replongeant au coeur des années 1940, Hommes en armes raconte l'histoire du pauvre Guy Crouchback, qui incarne l'état d'esprit et la morale de son époque. Ce jeune homme, issu d'une famille de la haute bourgeoisie, introverti, catholique dévot et malchanceux en amour, décide de s'engager sous les drapeaux et se voit confronté à la réalité caricaturale des divisions de réserve de l'armée britannique. C'est en participant à la guerre, il trouve son propre rôle dans le monde moderne. Avec ses supérieurs directs, Aphtorpe (cliché de l'officier expérimenté, désenchanté et obsédé par l'étiquette) et Ritchie-Hook (militaire téméraire, exalté et irascible), il va mener des campagnes jusqu'en Afrique.
Hommes en armes est un texte attachant et plein d'humour caustique, qui parle d'une époque révolue avec beaucoup de verve. Une critique intéressante ressort de la satire d'Evelyn Waugh, mettant en scène de manière très efficace la médiocrité humaine dépourvue d'idéal, surtout par le contraste entre Guy Crouchback et ses supérieurs.
Biographie
On ne présente plus Evelyn Waugh (1903-1966), cet écrivain catholique pas comme les autres qui n'a cesse tout au long d'une oeuvre considérable - d'ailleurs considérée comme telle par ses contemporains, par la critique et les historiens de la littérature du XXe siècle - de mettre en scène avec verve, humour et souvent un cynisme naturel éloigné en apparence des voies du Seigneur, les impostures multiples de notre civilisation judéo-chrétienne.
De Grandeur et Décadence - qui lui vaut une notoriété immédiate et teintée de scandale par sa dénonciation des milieux huppés de l'establishment britannique - à Scoop, satire du journalisme, de ces Corps vils à Une poignée de cendres où il poursuit une oeuvre de moraliste teintée d'orthodoxie, du Cher disparu où il se moque avec une noire jubilation des rites funéraires jusqu'à son chef-d'oeuvre, Retour à Brideshead, c'est donc à une véritable leçon d'éducation pas du tout politiquement - et moins encore socialement - correcte que le lecteur se trouve convié.
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