Ce qu'en dit l'éditeur
Depuis 2008, une série de chocs traverse le monde. Les États parlent d'une « douloureuse » et temporaire transition et cherchent à apporter des correctifs « mineurs » au système par une recapitalisation des banques et une distribution de quelques secours d'urgence aux chômeurs et aux démunis. Pendant ce temps, les classes populaires et moyennes doivent payer, via la dette contractée par l'État pour maintenir le système capitaliste à flot. Comment résister tout de suite et maintenant, tout en repensant un système générateur de crises à répétition ? Dans ce numéro 2 des NCS, les auteurEs décortiquent la crise tant à l’échelle globale que locale. L’analyse qu’ils en font dément une vision monocausale telle que décrite dans les médias, les auteurEs parlant plutôt de « crise des crises ». Celle-ci reflète plusieurs contradictions du système capitaliste et souligne l’influence du néolibéralisme et son corollaire, le turbocapitalisme. Centré sur la spéculation et la suraccumulation de richesses, qui sont de moins en moins redistribuées, le néolibéralisme a propulsé une économie casino qui joue aujourd’hui un rôle majeur dans la valorisation des actifs des grands de ce monde... Les annonces répétées de profits et de bonus mirobolants que plusieurs entreprises, sauvées par l’État, accordent à leurs patrons et actionnaires nous le rappellent crûment. Outre l’analyse rigoureuse des origines et des diverses formes de la crise (notamment au Québec et au Canada), les auteurEs étudient également les impacts de la récession sur les classes moyennes et populaires, les tentatives de sorties de crise mises en place aux quatre coins du monde, ainsi que les propositions d’alternatives, qui nécessitent de repenser le système dans son ensemble. Un numéro complet, avec des textes de penseurs d’ici et d’ailleurs, incontournable pour qui veut examiner les différents aspects de cette crise omniprésente. Une revue politique chez Écosociété Les Éditions Écosociété sont fières d’accueillir la revue politique les Nouveaux Cahiers du socialisme, qui vient donner une bouffée d’air frais au paysage critique québécois et francophone. Une publication qui constitue une première dans l’histoire éditoriale de la maison. Construite dans la plus pure tradition des revues d’idées, cette initiative du collectif d’analyse politique (CAP) rassemble plusieurs jeunes auteurEs. Le CAP se donne pour mandat d’analyser la structure du capitalisme contemporain, d’élaborer une perspective anti et post-capitaliste concrète, ainsi que des alternatives sociales et politiques. Chaque numéro contiendra un dossier thématique, et trois rubriques : un bilan des luttes, les perspectives, et des fiches de lecture. La revue paraîtra deux fois par année.