À lire
*(choix de Sébastien)
« Bernard Schlink le nouvelliste se montre tout aussi capable de profondeur et de complexité que le romancier. Il se crée une sorte d'osmose entre la conscience du lecteur et celle des personnages. D'autant plus que ces sept nouvelles ont pour thématique commune le mensonge. Qu'il traite de la relation père-fils, des premiers jours d'une aventure amoureuse ou de l'ambiguïté morale d'un homme rencontré à bord d'un avion, l'auteur échafaude des situations dramatiques faites de dilemmes et de changements de cap. En bon analyste de la condition humaine, Schlink montre avec brio que toute vie est la somme des scénarios réalisés et avortés que chacun porte en soi.
»
Ce qu'en dit l'éditeur
Tous les protagonistes des sept nouvelles rassemblées ici se retrouvent confrontés au mensonge. Par lâcheté, par confort, par peur ou par habitude, ils mentent – où on leur ment. Un modeste flûtiste ne veut pas avouer à la femme dont il vient de tomber amoureux que son argent lui pose problème, un écrivain croit que de petites cachotteries peuvent lui épargner de grandes explications, un homme pense sauver son mariage en coupant sa famille du monde... Mensonges par omissions, petits arrangements avec la vérité, fuite en avant, non-dits : le grand romancier allemand propose dans chaque nouvelle une variation sur ce thème fédérateur et ses conséquences plus ou moins dramatiques. Bernhard Schlink scrute ici non seulement le fonctionnement du couple, mais aborde aussi des problématiques aussi universelles que la jalousie, le conflit générationnel ou les regrets à la veille de la mort. Par ailleurs, sa capacité à esquisser des personnages incarnant des dilemmes et des interrogations d'ordre éthique – qui a fait le succès d'un livre comme Le Liseur – se trouve ici condensée dans la forme courte avec beaucoup de réussite. Mensonges d'été confirme une nouvelle fois le grand talent de Bernhard Schlink et nous offre un vrai bonheur de lecture.
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