Ce qu'en dit l'éditeur
En février 1937, alors quune nouvelle vague de terreur fait disparaître sous la torture des millions de personnes, le pouvoir soviétique décide de célébrer le centenaire de la mort de Pouchkine.Notre Pouchkine, Pouchkine le révolté, Pouchkine le révolutionnaire, tels sont les titres des journaux qui se partagent la une avec les annonces des grands procès. Dans le même temps, en France, toute lémigration russe se réunit et fête aussi Pouchkine, mais un autre Pouchkine, celui de la Russie orthodoxe, la Russie dite éternelle. Face au nous soviétique et au nous orthodoxe, seule, Marina Tsvétaeva (1892-1941) dit je.Son essai est lun des plus grands textes jamais écrits sur lenfance et la littérature. Cette tentative désespérée de rendre du vivant à la vie devait sceller son isolement et son destin tragique. Ce texte publié par les éditions Clémence Hiver en 1987 rejoint naturellement la collection Babel pour laquelle André Markowicz a notamment traduit lintégralité de luvre romanesque de Dostoïevski, le théâtre complet de Gogol ou de Tchekhov (en collaboration avec Françoise Morvan) mais aussi des uvres de Pouchkine : Le Convive de pierre et autres scènes dramatiques (Babel n° 85), Eugène Oneguine (Babel n° 924), La Dame de pique (Babel n° 965) dautres sont à paraître.Sur Pouchkine, à signaler également louvrage dAndré Markowicz paru chez Actes Sud en septembre 2011 : Le Soleil dAlexandre. Le Cercle de Pouchkine (1802-1841).
Biographie
Le destin de Marina Tsvetaeva (1892-1941) est intimement lié à lavènement du communisme en
Russie.
Ayant longtemps vécu dans lémigration (notamment 14 ans à Paris), elle rentre en Union
Soviétique après 17 ans dabsence. Son mari, Sergueï Efron, est fusillé, leur fille déportée au
goulag. En juin 1941 (invasion de la Russie par lAllemagne), la poétesse se suicide.
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