Ce qu'en dit l'éditeur
"Paris est un semeur.Où sème-t-il ? dans les ténèbres. Que sème-t-il ? des étincelles. Tout ce qui, dans les intelligences éparses sur cette terre, prend feu ça et là, et pétille, est le fait de Paris. Le magnifique incendie du progrès, c'est Paris qui l'attise. Il y travaille sans relâche. Il y jette ce combustible, les superstitions, les fanatismes, les haines, les sottises, les préjugés. Toute cette nuit fait de la flamme, et grâce à Paris, chauffeur du bûcher sublime, monte et se dilate en clarté.De là le profond éclairage des esprits". Lorsqu'il compose cet essai, qui sert de préface à un livre publié à l'occasion de l'Exposition universelle de 1867, Victor Hugo a quitté Paris et la France depuis seize ans. Très inspiré, il compose dans l'exil un texte héroïque et majestueux, où il compare la capitale de la France à Athènes, Rome et Jérusalem. Dominique Fernandez parle ici de "splendide utopie".
Biographie
Victor Hugo est né à Besançon en 1802.
Tout en suivant des études de philosophie et de mathématiques au lycée Louis-le-Grand, il s'adonne déjà à la poésie. Il obtient ses premiers succès avec les Odes et poésies diverses (1822) et s'impose comme chef de file du mouvement romantique après l'ardente " bataille " autour de son drame Hernani (1830). Dès lors, sa réputation ne cesse de croître (Ruy B1as, drame donné en 1838, Les Rayons et les Ombres, 1840) ; il se tourne vers la politique, et rejoint le camp des " libéraux ".
Mais le coup d'Etat de Napoléon III le contraint à un long exil. Réfugié à Guernesey, il multiplie les chefs-d'oeuvre : Les Châtiments (1853), Les Contemplations (1856), Les Misérables (1859), La Légende des siècles (1859-1883). Après la chute du second Empire (1870), son retour en France est triomphal. Il ne cessera d'écrire (Quatrevingt-treize, 1874, L'Art d'être grand-père, 1877) jusqu'à sa mort en 1885 à Paris, suivie de monumentales funérailles nationales au Panthéon.
Du même auteur