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Royaume (Le)

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Éditeur : POL Date de parution : 08 septembre 2014 Rayon : LITTERATURE FRANCAISE Format : Broché EAN13 / ISBN :

9782818021187

Couverture du livre Royaume (Le) - Carrère Emmanuel - 9782818021187
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À lire
« Déjà le phénomène de cette rentrée littéraire particulièrement faste, voici sans aucun doute le roman le plus ambitieux du célébré Emmanuel Carrère. En liant habilement sa propre expérience de la foi et les débuts souvent nébuleux du christianisme, l’auteur compose un pavé qui pousse à son paroxysme le mélange des genres. À la fois récit intimiste, essai historique, métaphysique, théologique, ce texte reste également un prototype de roman, jamais achevé, toujours en cours. Protéiforme, labyrinthique, Le Royaume est une œuvre majeure qui nous entraîne au cœur de l’un des plus grands mystères de l’humanité. Une lecture exigeante, parfois savante, mais toujours passionnante. Quelque chose comme du grand art. »

extrait sélectionné

C’est un phénomène connu, souvent observé par les historiens des religions : les démentis de la réalité, au lieu de ruiner une croyance, tendent au contraire à la renforcer. Quand un gourou annonce la fin du monde pour une date précise, et proche, nous ricanons. Nous nous étonnons de son imprudence. Nous pensons qu’il sera bien forcé, à moins que par extraordinaire il ait raison, de reconnaître qu’il avait tort. Mais ce n’est pas ce qui se passe. Pendant des semaines ou des mois, les fidèles du gourou prient et font pénitence. Ils se préparent à l’évènement. Dans le bunker où ils se sont réfugiés, chacun retient son souffle. Enfin arrive la date fatidique. L’heure annoncée sonne. Les fidèles remontent à la surface. Ils s’attendent à découvrir une terre dévastée, vitrifiée, et à être les seuls survivants, mais non : le soleil brille, les gens vaquent comme avant à leurs occupations, rien n’a changé. Les fidèles, normalement, devraient être guéris de leur lubie et quitter la secte. Quelques uns le font, d’ailleurs : ce sont les raisonnables, les tièdes, bon débarras. Mais les autres se persuadent que si rien n’a changé, ce n’est qu’en apparence. En réalité, un changement radical a eu lieu. S’il reste invisible, c’est pour mettre leur foi à l’épreuve, et faire le tri. Ceux qui croient ce qu’ils voient ont perdu, ceux qui voient ce qu’ils croient ont gagné. S’ils méprisent le témoignage de leur sens, s’ils se libèrent des exigences de la raison, s’ils sont prêts à passer pour des fous, ils ont réussi le test. Ils sont les vrais croyants, les élus : le Royaume des cieux est à eux.

Ce qu’en dit l’éditeur
Le Royaume raconte l’histoire des débuts de la chrétienté, vers la fin du Ier siècle après Jésus Christ. Il raconte comment deux hommes, essentiellement, Paul et Luc, ont transformé une petite secte juive refermée autour de son prédicateur crucifié sous l’empereur Tibère et qu’elle affirmait être le messie, en une religion qui en trois siècles a miné l’Empire romain puis conquis le monde et concerne aujourd’hui encore le quart de l’humanité. Cette histoire, portée par Emmanuel Carrère, devient une fresque où se recrée le monde méditerranéen d’alors, agité de soubresauts politiques et religieux intenses sous le couvercle trompeur de la pax romana. C’est une évocation tumultueuse, pleine de rebondissements et de péripéties, de personnages hauts en couleur. Mais Le Royaume c’est aussi, habilement tissée dans la trame historique, une méditation sur ce que c’est que le christianisme, en quoi il nous interroge encore aujourd’hui, en quoi il nous concerne, croyants ou incroyants, comment l’invraisemblable renversement des valeurs qu’il propose (les premiers seront les derniers, etc.) a pu connaître ce succès puis cette postérité. Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que cette réflexion est constamment menée dans le respect et une certaine forme d’amitié pour les acteurs de cette étonnante histoire, acteurs passés, acteurs présents, et que cela lui donne une dimension profondément humaine. Respect, amitié qu’Emmanuel Carrère dit aussi éprouver pour celui qu’il a été, lui, il y a quelque temps. Car, comme toujours dans chacun de ses livres, depuis L’Adversaire, l’engagement de l’auteur dans ce qu’il raconte est entier. Pendant trois ans, il y a 25 ans, Emmanuel Carrère a été un chrétien fervent, catholique pratiquant, on pourrait presque dire : avec excès. Il raconte aussi, en arrière-plan de la grande Histoire, son histoire à lui, les tourments qu’il traversait alors et comment la religion fut un temps un havre, ou une fuite. Et si, aujourd’hui, il n’est plus croyant, il garde la volonté d’interroger cette croyance, d’enquêter sur ce qu’il fut, ne s’épargnant pas, ne cachant rien de qui il est, avec cette brutale franchise, cette totale absence d’autocensure qu’on lui connaît. Il faut aussi évoquer la manière si particulière qu’a Emmanuel Carrère d’écrire cette histoire. D’abord l’abondance et la qualité de la documentation qui en font un livre où on apprend des choses, beaucoup de choses. Ensuite, cette tonalité si particulière qui, s’appuyant sur la fluidité d’une écriture certaine, passe dans un même mouvement de la familiarité à la gravité, ne se prive d’aucun ressort ni d’aucun registre, pouvant ainsi mêler la réflexion sur le point de vue de Luc au souvenir d’une vidéo porno, l’évocation de la crise mystique qu’a connu l’auteur et les problèmes de gardes de ses enfants (avec, il faut dire, une baby-sitter américaine familière de Philip K. Dick…). Le Royaume est un livre ample, drôle et grave, mouvementé et intérieur, érudit et trivial, total. Prix LiRE : Meilleur livre de l'année 2014
Biographie
Eric Caravaca interprète l'oeuvre puissante d'Emmanuel Carrère.
Sobrement, il déroule le cheminement de personnes meurtries par la perte d'un être cher et restitue avec justesse leur victoire, celle de la vie sur la mort.
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