Bonheur (Le)
Kawczak Paul
Disponible en librairie
Éditeur : LA PEUPLADE Date de parution : 06 août 2025 Rayon : LITTERATURE QUEBECOISE Format : Broché EAN13 / ISBN :
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Éditeur : LA PEUPLADE Date de parution : 06 août 2025 Rayon : LITTERATURE QUEBECOISE Format : Broché EAN13 / ISBN :
9782925416562
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À lire
« Cinq ans après l’immense coup de tonnerre éditorial que fut Ténèbre, Paul Kawczak nous revient avec un roman fort ambitieux. Dans cette fresque historique déconstruisant le mythe tenace d’une France largement résistante, Kawczak dessille notre regard trop longtemps occulté par les euphémismes politiquement commodes et les trompeuses représentations héroïques (qui ont au moins le mérite d’être romanesques). Le bonheur débute avec des accents épiques et romantiques qui rappellent le Victor Hugo des Misérables. Avec ces Cosettes et Gavroches juifs, on tremble de terreur au fond d’une vieille grotte froide et humide en écoutant les râles pitoyables d’un diable surpassé par ses mortels affidés. Car l’idyllique campagne franche-comtoise s’apprête à devenir le théâtre des cruautés les plus tordues d’un étrange officier SS dépourvu de visage. Ce dernier est convaincu que les enfants juifs sont porteurs d’une grande énergie vitale qu’il serait possible de canaliser en suivant les théories de Wilhelm Reich, un obscur disciple défroqué de Freud et rare psychanalyste à avoir embrassé les idéaux du communisme. Vibrant hommage aux véritables résistantes qui ont protégé des enfants face aux innombrables rafles des vichistes, Le bonheur expose, jusqu’à la nausée, l’ampleur de la collaboration. À la manière du Bolano de 2666 qui égrenait la litanie des féminicides de Ciudad Juarez, Kawczak énumère impitoyablement les humains envoyés par leurs voisins à la chambre à gaz. Roman exigeant et changeant, ce livre surprend avec ses trois parties dont la forme et le fond divergent radicalement. Ce qui est certain, c’est que ça fourmille d’idées incongrues, de trouvailles stylistiques, que c’est souvent bouleversant et quelques fois étrangement drôle. Mais qui a dit que les voyages aux enfers devaient être amusants ? »
extrait sélectionné

