Ce qu’en dit l’éditeur
Le genre serait-il l’invention récente d’une modernité en crise identitaire ? Rien n’est plus faux. En remontant aux origines de notre lignée, le paléoanthropologue Pascal Picq rappelle que la construction du genre est aussi ancienne que l’humanité, et qu’elle plonge ses racines bien avant Homo sapiens, chez les singes et les grands singes, dont l’identité ne se réduit pas à leur anatomie. Au Paléolithique et au Néolithique, l’adaptabilité des sociétés humaines a reposé sur la répartition des tâches, la collaboration et l’échange entre les genres, bien plus que sur une quelconque hiérarchie naturelle.
Convoquant les avancées les plus récentes de l’archéologie préhistorique et de la paléogénomique (ADN ancien), l’auteur dresse le tableau d’une diversité insoupçonnée d’organisations sociales parmi les peuples de chasse, cueillette et pêche ou dans les premières économies horticoles et agricoles. Le déterminisme sexuel de nature, si souvent invoqué, se voit contredit par ces enseignements sur l’évolution, à l’encontre des assignations de genre des idéologies binaires.
Ainsi, au fil des pages, cette relecture magistrale de notre passé invite-t-elle à repenser nos catégorisations actuelles à l’aune de notre évolution et de celle en cours.
Biographie
Pascal Picq est paléoanthropologue au Collège de France.
Ses recherches sont dans le droit fil d'une anthropologie évolutionniste encore mal comprise de nos humanités. Il est l'auteur de nombreux livres sur les origines de l'Homme. Sa Nouvelle Histoire de l'homme, essai majeur sur le sujet, est devenu un classique. Il a été le conseiller scientifique de la soirée Arte L'Origine du monde (production Daniel Leconte/Doc en Stock).
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