Ce qu’en dit l’éditeur
Dans la grotte de Lascaux, juste en dessous de la peinture d’un grand cerf, se trouve un dessin aussi discret que fascinant : un simple rectangle. Cette figure nous rappelle que l’aube de l’humanité est aussi celle de la géométrie. Les premiers humains, avant d’esquisser des dessins réalistes, n’ont cessé, partout dans le monde, de tracer des motifs géométriques : carrés, rectangles, cercles ou spirales, lignes parallèles ou perpendiculaires… D’où viennent ces archétypes communs à toutes les cultures ? L’espèce humaine est-elle la seule à maîtriser la géométrie ? Et si oui, pourquoi ? Passionné de mathématiques, Stanislas Dehaene en cherche la source dans le cerveau. Selon lui, toute figure géométrique, même aussi élémentaire qu’un rectangle, traduit une caractéristique fondamentale de la cognition humaine : la capacité de former des pensées symboliques et de construire sur cette base une pyramide infinie de concepts. Ces formes correspondent aux expressions les plus simples du langage universel de la pensée dont tous les cerveaux humains sont dotés. Ce qui nous distingue des autres espèces animales, c’est la faculté de composer les idées entre elles. Nous commençons à comprendre comment le cerveau représente le langage – parlé, mathématique ou musical. La recherche du code neuronal qui fait de nous une espèce unique, l’« espèce symbolique », est l’une des questions les plus passionnantes des neurosciences contemporaines. Une formidable enquête neurobiologique, à la recherche du propre de l’homme. Stanislas Dehaene est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale, membre de l’Académie des sciences. Il préside le Conseil scientifique de l’éducation nationale. Il a publié notamment La Bosse des maths, Les Neurones de la lecture, Le Code de la conscience, Apprendre !, Face à face avec son cerveau et Une idée dans la tête, qui ont rencontré un très grand succès.
Biographie
Né en 1965, Stanislas Dehaene est professeur au Collège de France, où il est titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale créée en 2005. Il dirige l'unité de neuro-imagerie cognitive (INSERM-CEA-Université Paris-Sud), située au centre NeuroSpin de Saclay (Ile-de-France). Ses travaux, qui exploitent conjointement les méthodes de la psychologie cognitive et de l’imagerie cérébrale, portent sur les architectures cérébrales de l’arithmétique, de la lecture, du langage parlé, et de l’accès à la conscience. Membre de l'Académie des Sciences (2005), de l'Académie Pontificale des Sciences (2008) et de la National Academy of Sciences des États-Unis (2010), il est l'auteur de La bosse des maths (1997), Le cerveau en action (1997), Les neurones de la lecture (2007), et Apprendre à lire : des sciences cognitives à la salle de classe (2011). Ses travaux ont été récompensés notamment par le prix de la Fondation Roger de Spoelberch (2013), le Grand Prix 2013 de l’Institut national de la santé et la recherche médicale (Inserm) et le Brain Prize (2014).
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